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LES MALADIES TRAITEES :

 

Notre établissement est une clinique psychiatrique et reçoit à ce titre, en hospitalisation, des patients présentant des troubles de l’humeur, des psychoses ou des addictions (alcoolisme, toxicomanies).

 

 

Les troubles de l’humeur :

 

L’humeur est définie comme une « tonalité thymique fondamentale dominant la vie affective et les réactions émotionnelles d’un individu ». Elle influence profondément nos propres conceptions, la perception de soi et des autres et de l’environnement en général.

 

Les troubles de l’humeur sont présents chez plus de 40 % des patients admis dans l’établissement. Ils peuvent être isolés ou en liaison avec une autre maladie psychique (dépendances à l’alcool ou aux drogues, psychoses). Les plus fréquents et les plus connus sont les dépressions et les troubles bipolaires.

 

Les dépressions

 

Les dépressions représentent près de 30% des patients accueillis. Il s’agit d’une maladie fréquente : selon l’OMS, en Europe une personne sur cinq est susceptible de souffrir de dépression au cours de sa vie.

 

On retrouve dans l’histoire de ces patients des ruptures affectives, des deuils, parfois anciens, des suites de traumatismes de l’enfance ou de la vie d’adulte, des situations sociales douloureuses.

 

Le patient doit retrouver sa capacité à penser, dialoguer ainsi qu à établir des relations avec les autres. Le travail d’entretien est une priorité : entretien individuel (psychiatre/psychologue), travail de groupe si nécessaire, travail de proximité avec l’équipe soignante, d’écoute, de réassurance, d’explication et de surveillance du traitement.

 

Le patient bénéficiera, dans la plupart des cas, d’un traitement antidépresseur dont nous savons que le délai d’action est assez long, souvent 15 jours à 3 semaines. Nous travaillons depuis longtemps pour réduire les prescriptions et diminuer les anxiolytiques, les somnifères dès que cela devient possible.

 

Un accompagnement des conjoints et familles peut être proposé. Une forte demande émane de la part des proches du patient dépressif.

 

Plus délicates sont les pathologies dépressives enkystées ou chronicisées. La vie institutionnelle joue ici tout son rôle, par son aspect «familial » et protecteur mais aussi stimulant. La difficulté tient, pour ces patients, d’organiser correctement leur sortie, source d’angoisse.


Les troubles bipolaires : patients maniaques ou mélancoliques

 

En psychiatrie, les troubles bipolaires, anciennement appelés psychose maniaco-dépressive, se définissent par l'alternance de périodes d'excitation d'intensité plus ou moins importante et de périodes de dépression d'intensité modérée ou sévère, quelquefois mélancolique.

Les tableaux qui associent en même temps les symptômes dépressifs et maniaques sont très fréquents et leur diagnostic n'est pas évident.

Les répercussions des troubles bipolaires sur la vie personnelle peuvent être importants, avec des conséquences néfastes sur la vie de couple, le travail ; on note par ailleurs une plus grande fréquence de conduites addictives.

Ces pathologies exigent une vigilance constante compte tenu des risques réels et permanent. En ce sens, la mélancolie est à juste titre considérée comme une urgence médicale.

 

La lourdeur de la prise en charge peut nécessiter des séjours plus longs, réduisant de ce fait le «ballottage» des patients d’une structure à une autre.


Les psychoses

 

Ces patients représentent 28% des patients accueillis. L’OMS définit les psychoses comme des troubles mentaux dans lesquels l’atteinte du fonctionnement mental est telle qu’elle perturbe gravement la conscience, le contact avec la réalité et les possibilités de faire face aux nécessités de l’existence.

 

Dans ces pathologies au long cours, des hospitalisations relativement courtes, épisodiques, permettent un rééquilibrage des traitements, parfois mal gérés, voire interrompus. Le patient va trouver dans la structure compréhension et écoute, intérêt dans un lieu où l’on va supporter et expliquer son angoisse, son agitation, son délire, et ce sans porter de jugement.

 

Le séjour dans l’établissement leur offre un lieu de repos, de ressourcement après les périodes aiguës, évitant la perte d’un emploi, du domicile, et permettant de rééquilibrer le milieu familial perturbé, de réadapter le patient sur le plan social, en collaboration et en relais avec les différents acteurs du secteur. Le lieu de soins offre un contenant à des personnalités éclatées.

 

L’équipe est très mobilisée auprès de ces patients qui nécessitent une prise en charge permettant de se réapproprier une autonomie dans les simples gestes de l’hygiène, du repère dans les horaires, les lieux ; cet accompagnement permet d’évacuer progressivement l’angoisse qui paralyse ou au contraire agite.

 

L’accompagnement est essentiel pour que le patient retrouve l’autonomie vers l’extérieur. La sollicitation et l’information permettent de reprendre des soins, d’équilibrer le régime diabétique, des soins d’hygiène (dentaire notamment).

 

Pour le jeune patient, le lien social se disloque peu à peu et la faculté de l’équipe de générer l’échange et la parole trouve ici toute son importance. Le travail portera sur la sollicitation, l’encouragement, l’accompagnement afin de lutter contre le caractère déficitaire de cette maladie chronique. La prise en charge sera là aussi un peu plus longue.


L’alcoolisme et les toxicomanies

 

Le plus souvent, les patients nous sont adressés après un séjour en service de médecine où s’est déroulée la période de sevrage. L’admission peut être faite en première intention.

 

Une bonne expérience du traitement des dépendances a été acquise par les équipes ces dernières années, eu égard à la croissance du nombre de patients accueillis. Ces patients, alcooliques, toxicomanes, ou présentant d’autres dépendances sont dès que possible intégrés dans l’unité de traitement des dépendances dans laquelle ils vont suivre une thérapie de groupe assez intensive selon le modèle Minnesota.

 

Les associations d’anciens buveurs, Alcooliques Anonymes et l’association Vie Libre animent chacune un groupe de parole bimensuel.


Les co-morbidités

 

La co-morbidité, ou double diagnostic, est définie par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme la «cooccurrence chez la même personne d’un trouble dû à la consommation d’une substance psychoactive et d’un autre trouble psychiatrique» (OMS, 1995).

Selon l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), une personne ayant un double diagnostic est «une personne qui a été diagnostiquée comme présentant un abus d’alcool ou de drogue en plus d’un autre diagnostic, habituellement de nature psychiatrique, par exemple un trouble de l’humeur, une schizophrénie».

 

 

 

 
 
 
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