Les soins médicamenteux
Toutes les thérapeutiques médicamenteuses pourront être prescrites en fonction de la pathologie présentée par les patients et afin d’assurer le traitement le plus efficace possible, dans le respect de la référence médicale opposable (R.M.O.).
Il conviendra cependant de minimiser le nombre de molécules différentes associées chez un même patient. Il sera notamment pris garde au risque de dépendance engendrée par l’adjonction trop systématique d’anxiolytiques ou d’hypnotiques.
Cette vigilance sera particulièrement forte s'agissant des patients ayant des conduites addictives, pour qui l'objectif sera de ne laisser en place que les médicaments psychotropes nécessaires à son bien-être.
La prescription d'antibiotiques sera régulièrement évaluée.
La pharmacie permettra de disposer sans délai des thérapeutiques les plus couramment utilisées, et mettra à disposition les génériques quand cela sera possible.
Un livret du médicament sera élaboré.
Le patient sera prévenu des inconvénients d’un traitement qui peut avoir à être prescrit au long cours, mais aussi de tous les bénéfices qu’il peut en retirer.
Les soins psychomoteurs
Sur indication médicale, techniques de relaxation, gymnastique, massages, ou hydrothérapie pourront êtres prescrits. Il s’agira de procurer au patient une forme de plaisir et de lui redonner confiance en lui, de lui permettre de retrouver une certaine autonomie.
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Gymnastique douce
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Relaxation
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Musicothérapie
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Dabs-trhérapie
Travail sur l’amélioration de l’image de soi et sur la communication
Informatique
Travail de dynamique de groupe avec contrôle vidéo
La psychothérapie
La prise en charge psychothérapique des patients hospitalisés sera assurée par les praticiens et les psychologues de la clinique. L’approche cognitivo-comportementale sera favorisée si nécessaire, notamment chez les patients dont il convient de promouvoir l’apprentissage et la réhabilitation sociale.
L'ergothérapie
Elle permettra aux patients de retrouver, dès que leur état le permet, un niveau minimum d’activité qui favorisera leur réinsertion sociale. Ces activités devront faire prendre conscience aux patients de leur capacité créatrice ; elles seront d’autant plus valorisantes pour eux qu’il sera possible d’exposer les œuvres réalisées ou de les emporter en quittant l’établissement.
Elles s’inspireront également des activités de la vie quotidienne hors le milieu hospitalier (atelier cuisine par exemple) en leur évitant tout caractère stéréotypé.
Le travail avec la famille
La famille, si le patient en est d’accord, sera impliquée dans la prise en charge. Le respect du lien avec la famille devra favoriser un retour plus rapide au domicile du patient. La coopération avec celle-ci sera d’autant mieux assurée que sa relation avec l’équipe soignante sera de bonne qualité. Il conviendra, tout en préservant le secret médical auquel a droit le patient, d’expliquer à la famille en quoi la pathologie influe sur le comportement du patient, effectivement; cette attitude pédagogique permet souvent à la famille de mieux comprendre et donc accepter la maladie. Surtout il importe de retenir que la famille reste, pour les patients chroniques
notamment, le dernier refuge, les seules personnes sur lesquelles compter.
Il sera plus particulièrement tenu compte de la dynamique familiale dans certaines affections pour lesquelles elle retentit sur le cours de la maladie, la dépression résistante ou la schizophrénie par exemple. Les influences exercées par l’origine culturelle sur la symptomatologie clinique, d’une part, sur l’acceptation de la maladie de l’un de ses membres par la famille, d’autre part, seront également prises en considération.
La vie institutionnelle au sein de l’établissement, la sociothérapie
Depuis l’ouverture de la maison de santé, nous privilégions un type de prise en charge se déroulant à l’extérieur de la chambre du patient, dans des zones de vie. Les patients sont en mesure d’apprendre / réapprendre de nouvelles pratiques de rapports sociaux sous l’œil des soignants ; ceci se déroule sous forme d’activités à but relationnel et thérapeutique.
Le projet architectural tient compte de cette pratique en créant notamment une grande zone de vie en rez de chaussée permettant la continuation, et l’amélioration de cette approche.
Les moyens sociaux
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Bilan de situation
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Contact avec les familles
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Gestion du travail de réinsertion à temps partiel avec l’employeur
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Contact avec les réseaux de soins
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Contact avec les centres de réinsertion
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Contact avec les administrations
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Contact avec des employeurs : éventuels stages ou temps partiel.
Ces aspects seront gérés principalement par l’assistante sociale en liaison avec les autres personnels de l’établissement.
L'animation
Il conviendra de proposer aux patients des activités variées, tant dans leur forme et leur contenu que dans leur rythme. Une attention particulière sera portée à la période qui s’étend de la fin du dîner au coucher ; ceci devrait permettre aux patients de vivre de manière moins angoissante cette partie de la journée.
Des réunions de familles de patients et d’anciens patients pourront êtres mis en place de façon à dédramatiser la pathologie et à en faire accepter l’idée, aussi bien au patient qu’à son entourage.
Le suivi après l’hospitalisation
Il pourra être proposé, dans le strict respect de la déontologie, c’est-à-dire en l’absence de psychiatre ou de médecin traitant, ou au cabinet des médecins de l’établissement si ceux-ci ont leur lieu de consultation séparé de l’établissement. Ce suivi ambulatoire permettra de diminuer les taux de rechutes et de réhospitalisations.
Cependant le travail essentiel sera de s’inscrire dans le réseau de soins et d’accompagnement social. Le travail avant la sortie devra déterminer les acteurs internes et externes de ce suivi, préparer avec ceux-ci le suivi post hospitalier et protocoliser les objectifs, et les méthodes de travail avec le réseau. Bien sûr le travail avec ce secteur sera au centre du dispositif.
La création d’une unité d’hospitalisation de jour adulte aidera à la constitution d'une offre globale graduée en parfaite adéquation avec les besoins.